Plus d’un siècle après les premiers meetings internationaux de canots automobiles qui attiraient les plus grands industriels du monde, Monaco renoue avec son passé à travers le Solar & Energy Boat Challenge, un évènement unique au monde. Organisé depuis 2014 par le Yacht Club de Monaco et soutenu par la Fondation Prince Albert II de Monaco, la Fondation Hydros et l’Union Internationale Motonautique (UIM), le rendez-vous est à l’image des unités qu’il met à l’honneur et ne cesse de se développer. En effet cette année, pour sa cinquième édition, le concept s’ouvre à toutes les sources d’énergies propres.

Industriels et étudiants en ingénierie travaillent ainsi main dans la main pour faire évoluer toute une industrie, Une nécessité aujourd’hui selon Bernard d‘Alessandri, Secrétaire Général du Y.C.M. « Ensemble, ils construisent le yachting de demain, en bâtissent les fondations et développent des projets qui tendent à devenir de plus en plus concrets. »

 

 

Le solaire rayonne

 

Réinventer le nautisme afin de répondre aux enjeux énergétiques et environnementaux auxquels nous sommes confrontés, voici un concept séduisant pour les 200 concurrents répartis en 29 équipes qui ont répondu à l’appel de ce 5e Solar & Energy Boat Challenge.

 

Les Pays-Bas restent la nation à suivre de près avec ses quinze équipes en lice dont Gerhard van der Schaar. Le pilote de Clafis Victron Energy Solar Boat Team a de nouveau posé ses valises en Principauté afin de défendre son titre qu’il détient depuis la création du rendez-vous (2014). Au terme de cette première journée de course, le pari est à moitié rempli en témoigne sa victoire à l’issue de l’épreuve d’endurance en flotte (Solar Class). Avec 24 tours effectués en une heure, l’Open Class hollandais rafle la mise aux côtés de l’équipage de Antwerp Maritime Academy en Challenge A Class avec 17 tours. Barré par Willem Maes, le bateau belge n’a pas manqué une seule édition du rendez-vous et compte bien faire mieux que sa place de troisième de l’an passé.

 

 

Monaco, terre d’expérimentation

 

A travers la Energy Class, nouvelle catégorie lancée cette année par le Y.C.M., la Principauté confirme son rang de capitale du yachting. En effet, les participants doivent construire le cockpit de leur unité, en choisissant d’y incorporer le système de propulsion le plus performant et endurant qui soit à partir d’une quantité d’énergie donnée pourvue qu’elle soit propre : Bio, Fuel, batterie, hydrogène, air comprimé, GNL, à chacun son choix.

 

Pour Nicolas Milanesio, seul pilote monégasque dans la compétition à bord de Monaco-Saint Tropez, la volonté est de faire évoluer cette catégorie « nous sommes en phase de test et la priorité est aujourd’hui de poursuivre le travail entamé. Mais ce qu’on peut dire de cette première expérience, c’est que la coque est très stable et on a de très bonnes sensations de glisse. En termes de pointe, j’ai atteint la vitesse de 26,8 km/h. » Parti vendredi matin en direction de Vintimille pour la course d’endurance en Energy Class, Nicolas Milanesio s’est arrêté au bout de 43 minutes et 15 secondes soit 4 milles nautiques après le départ en raison du manque d’autonomie de ses batteries « c’était une super expérience et l’autonomie a diminué en raison de la houle qu’il a fallu compenser. Il faut améliorer les rendements mais nous en sommes tout près. »

 

 

L’objectif est de développer cette catégorie afin « d’apporter de nouvelles solutions » précise Jérémie Lagarrigue, Directeur Général de Hydros Efficiency et organisateur de l’Hydrocontest à Saint-Tropez, premier concours étudiant dédié à l’efficience énergétique maritime (travail de réflexion sur les carènes). « C’est une obligation de s’y pencher car il faut garder en tête que le transport maritime représente 4% de la pollution mondiale et 90% des échanges commerciaux se font par bateaux. Il faut sensibiliser les acteurs, les constructeurs, les usagers et les transporteurs. »

 

Trois classes en parade

 

La YCM Marina a été le théâtre d’un spectacle exceptionnel avec la traditionnelle parade qui a rassemblé l’ensemble des unités au milieu des yachts d’exception. Les uns à la suite des autres, les pilotes et leurs montures ont ainsi défilé devant les yeux du public venu en masse sur les quais pour assister à ce moment particulier.

Applaudis par leurs équipes, certains concurrents ont prolongé le plaisir en se rendant à l’extérieur du port Hercule au départ du record de vitesse lancé sur une distance d’un huitième de mille nautique (231,5 m).  De toutes les classes représentées, ce sont les bateaux de la Offshore qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Mais avec 48,20 km/h enregistrés à l’issue de son deuxième passage, l’équipe Britannique de Vita Yachts menée par David Gray ne parvient pas toujours pas à battre le record détenu depuis 2016 par Gerhard van der Schaar, le pilote de Clafis Victron Energy Solar Boat Team en 49,10 km/h.

 

 

Partage de connaissances en direct

 

A suivre tous les jours en direct sur la page Facebook du Yacht Club de Monaco (@yachtclubmonaco), les Tech Talks permettent à chaque équipe de venir parler de son unité, de préciser les axes de travail privilégiés et les projets à venir. « C’est formidable de pouvoir discuter ensemble de nos projets, de nos idées, de toutes ces innovations » note Dinis Rodrigues, team leader de Técnico Solar Boat, « notre but est de promouvoir l’énergie solaire et de regarder ce que font les autres pour l’améliorer. Nous essayons de construire un bateau 100% portugais et dessiné par nos soins. C’est notre passion. »

 

Une initiative également saluée par Espen Oeino, designer et architecte naval, également membre du Cluster Monaco « c’est formidable ce genre de rendez-vous. C’est en échangeant ensemble que l’industrie peut évoluer dans son ensemble. Aujourd’hui, ce n’est qu’une question de temps avant que l’on améliore la capacité de stockage d’une batterie. »

Pour les membres de l’équipe hollandaise de Engineers of Innovation, l’objectif annoncé lors de cet échange en « Open Source » est de se rapprocher de ce qui se fait déjà dans leurs eaux « nous nous inspiront d’un ferry qui transporte les passagers d’Amsterdam à la côte à 65 km/h. Nous voulons atteindre ce but pour notre bateau » 

L’intensité montera d’un cran dès demain à l’occasion d’une nouvelle course d’endurance Monaco-Vintimille-Monaco pour les cinq bateaux inscrits dans la Offshore Class. Une épreuve qui sera suivie des qualifications puis des finales du slalom pour l’ensemble des classes.

 

Techtalks >> 

 

 

Programme prévisionnel :

Du jeudi 12 au samedi 14 juillet de 8h30 à 20h00 :
Ouverture des Paddoks du Solar & Energy Boat Challenge (Entrée libre)

 

 

Samedi 14 juillet :     

9h00 :              Briefing des pilotes

10h00 :            Début des qualifications du slalom (Energy & Solar Class)

10h00              Départ de la course d’endurance Monaco-Vintimille-Monaco (Offshore Class)

14h00 :            Début des finales du slalom (Energy Class)

15h00 :            Début des finales du slalom (Solar Class)

16h00 :            Workshop UIM

20h00 :            Dîner de clôture

 

Plus d’un siècle après les premiers meetings internationaux de canots automobiles qui attiraient les plus grands industriels du monde, Monaco renoue avec son passé à travers le Solar & Energy Boat Challenge, un évènement unique au monde. Organisé depuis 2014 par le Yacht Club de Monaco et soutenu par la Fondation Prince Albert II de Monaco, la Fondation Hydros et l’Union Internationale Motonautique (UIM), le rendez-vous est à l’image des unités qu’il met à l’honneur et ne cesse de se développer. En effet cette année, pour sa cinquième édition, le concept s’ouvre à toutes les sources d’énergies propres.

Industriels et étudiants en ingénierie travaillent ainsi main dans la main pour faire évoluer toute une industrie, Une nécessité aujourd’hui selon Bernard d‘Alessandri, Secrétaire Général du Y.C.M. « Ensemble, ils construisent le yachting de demain, en bâtissent les fondations et développent des projets qui tendent à devenir de plus en plus concrets. »

 

 

Le solaire rayonne

 

Réinventer le nautisme afin de répondre aux enjeux énergétiques et environnementaux auxquels nous sommes confrontés, voici un concept séduisant pour les 200 concurrents répartis en 29 équipes qui ont répondu à l’appel de ce 5e Solar & Energy Boat Challenge.

 

Les Pays-Bas restent la nation à suivre de près avec ses quinze équipes en lice dont Gerhard van der Schaar. Le pilote de Clafis Victron Energy Solar Boat Team a de nouveau posé ses valises en Principauté afin de défendre son titre qu’il détient depuis la création du rendez-vous (2014). Au terme de cette première journée de course, le pari est à moitié rempli en témoigne sa victoire à l’issue de l’épreuve d’endurance en flotte (Solar Class). Avec 24 tours effectués en une heure, l’Open Class hollandais rafle la mise aux côtés de l’équipage de Antwerp Maritime Academy en Challenge A Class avec 17 tours. Barré par Willem Maes, le bateau belge n’a pas manqué une seule édition du rendez-vous et compte bien faire mieux que sa place de troisième de l’an passé.

 

 

Monaco, terre d’expérimentation

 

A travers la Energy Class, nouvelle catégorie lancée cette année par le Y.C.M., la Principauté confirme son rang de capitale du yachting. En effet, les participants doivent construire le cockpit de leur unité, en choisissant d’y incorporer le système de propulsion le plus performant et endurant qui soit à partir d’une quantité d’énergie donnée pourvue qu’elle soit propre : Bio, Fuel, batterie, hydrogène, air comprimé, GNL, à chacun son choix.

 

Pour Nicolas Milanesio, seul pilote monégasque dans la compétition à bord de Monaco-Saint Tropez, la volonté est de faire évoluer cette catégorie « nous sommes en phase de test et la priorité est aujourd’hui de poursuivre le travail entamé. Mais ce qu’on peut dire de cette première expérience, c’est que la coque est très stable et on a de très bonnes sensations de glisse. En termes de pointe, j’ai atteint la vitesse de 26,8 km/h. » Parti vendredi matin en direction de Vintimille pour la course d’endurance en Energy Class, Nicolas Milanesio s’est arrêté au bout de 43 minutes et 15 secondes soit 4 milles nautiques après le départ en raison du manque d’autonomie de ses batteries « c’était une super expérience et l’autonomie a diminué en raison de la houle qu’il a fallu compenser. Il faut améliorer les rendements mais nous en sommes tout près. »

 

 

L’objectif est de développer cette catégorie afin « d’apporter de nouvelles solutions » précise Jérémie Lagarrigue, Directeur Général de Hydros Efficiency et organisateur de l’Hydrocontest à Saint-Tropez, premier concours étudiant dédié à l’efficience énergétique maritime (travail de réflexion sur les carènes). « C’est une obligation de s’y pencher car il faut garder en tête que le transport maritime représente 4% de la pollution mondiale et 90% des échanges commerciaux se font par bateaux. Il faut sensibiliser les acteurs, les constructeurs, les usagers et les transporteurs. »

 

Trois classes en parade

 

La YCM Marina a été le théâtre d’un spectacle exceptionnel avec la traditionnelle parade qui a rassemblé l’ensemble des unités au milieu des yachts d’exception. Les uns à la suite des autres, les pilotes et leurs montures ont ainsi défilé devant les yeux du public venu en masse sur les quais pour assister à ce moment particulier.

Applaudis par leurs équipes, certains concurrents ont prolongé le plaisir en se rendant à l’extérieur du port Hercule au départ du record de vitesse lancé sur une distance d’un huitième de mille nautique (231,5 m).  De toutes les classes représentées, ce sont les bateaux de la Offshore qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu. Mais avec 48,20 km/h enregistrés à l’issue de son deuxième passage, l’équipe Britannique de Vita Yachts menée par David Gray ne parvient pas toujours pas à battre le record détenu depuis 2016 par Gerhard van der Schaar, le pilote de Clafis Victron Energy Solar Boat Team en 49,10 km/h.

 

 

Partage de connaissances en direct

 

A suivre tous les jours en direct sur la page Facebook du Yacht Club de Monaco (@yachtclubmonaco), les Tech Talks permettent à chaque équipe de venir parler de son unité, de préciser les axes de travail privilégiés et les projets à venir. « C’est formidable de pouvoir discuter ensemble de nos projets, de nos idées, de toutes ces innovations » note Dinis Rodrigues, team leader de Técnico Solar Boat, « notre but est de promouvoir l’énergie solaire et de regarder ce que font les autres pour l’améliorer. Nous essayons de construire un bateau 100% portugais et dessiné par nos soins. C’est notre passion. »

 

Une initiative également saluée par Espen Oeino, designer et architecte naval, également membre du Cluster Monaco « c’est formidable ce genre de rendez-vous. C’est en échangeant ensemble que l’industrie peut évoluer dans son ensemble. Aujourd’hui, ce n’est qu’une question de temps avant que l’on améliore la capacité de stockage d’une batterie. »

Pour les membres de l’équipe hollandaise de Engineers of Innovation, l’objectif annoncé lors de cet échange en « Open Source » est de se rapprocher de ce qui se fait déjà dans leurs eaux « nous nous inspiront d’un ferry qui transporte les passagers d’Amsterdam à la côte à 65 km/h. Nous voulons atteindre ce but pour notre bateau » 

L’intensité montera d’un cran dès demain à l’occasion d’une nouvelle course d’endurance Monaco-Vintimille-Monaco pour les cinq bateaux inscrits dans la Offshore Class. Une épreuve qui sera suivie des qualifications puis des finales du slalom pour l’ensemble des classes.

 

Techtalks >> 

 

 

Programme prévisionnel :

Du jeudi 12 au samedi 14 juillet de 8h30 à 20h00 :
Ouverture des Paddoks du Solar & Energy Boat Challenge (Entrée libre)

 

 

Samedi 14 juillet :     

9h00 :              Briefing des pilotes

10h00 :            Début des qualifications du slalom (Energy & Solar Class)

10h00              Départ de la course d’endurance Monaco-Vintimille-Monaco (Offshore Class)

14h00 :            Début des finales du slalom (Energy Class)

15h00 :            Début des finales du slalom (Solar Class)

16h00 :            Workshop UIM

20h00 :            Dîner de clôture