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Les Rendez-vous du Cluster « Yachting Monaco »

Sous la Présidence de S.A.S Le Prince Albert II, cette 3e édition des Rendez-vous du Cluster « Yachting Monaco » a rassemblé au Yacht Club de Monaco, plus de 250 professionnels du secteur, venus échanger sur le thème de la cybersécurité.

 

Bernard d’Alessandri, secrétaire général du Y.C.M et également président du « Cluster Yachting Monaco » a rappelé l’importance de l’association qui « rassemble les professionnels afin de promouvoir l’escale Monaco et le concept Monaco Capitale du Yachting. Le yachting est une véritable industrie, certains bateaux comportent près de 60 membres d’équipage avec toute une palette de profil à bord : c’est la raison pour laquelle nous avons décidé de créer une formation spécialisée ici à Monaco pour former les jeunes aux métiers de la Grande Plaisance. »       

 

 

Etat des lieux

 

Edouard Mousny, vice-président du Cluster Yachting Monaco a ouvert cette journée d’échange en présentant quelques chiffres sur la santé économique du secteur : « Le Yachting représente 5% du chiffre d’affaire global du pays, c’est la 4e industrie de la Principauté, nous avons constaté une hausse des emplois atteignant 1500 salariés ». L’association représente le centre névralgique de l’industrie, c’est pourquoi elle a multiplié les initiatives telle que la création du master Luxe et Mangement à l’IUM (Université Internationale de Monaco) ou sa présence accrue aux événements clés du secteur : Dubaï et Singapour Yacht Show, le Global Superyacht forum d’Amsterdam…

 

 

 

Le défi du numérique

 

« Le Yachting, c’est associer le rêve à la réalité, or la réalité d’aujourd’hui c’est faire face aux défis des nouvelles technologies et à la transformation numérique » a déclaré Jean Castellini, ministre des finances et de l’économie. Le contre-amiral Dominique Riban, directeur de l’agence monégasque de sécurité numérique a comparé la navigation en mer et la navigation sur la toile, l’une comme l’autre comporte des dangers qu’il faut appréhender. Christian Tafani de l’université de Sophia Antipolis a soulevé le fait que le monde du yachting avait échappé pendant longtemps aux menaces numériques mais « aujourd’hui, l’informatique est omniprésente, les systèmes sont plus vulnérables y compris sur les bateaux : espionnage, vol d’information, piratageLes pirates des temps modernes peuvent accéder aux systèmes embarqués à l’aide d’appareils accessibles à tous sur Internet à moindre coût. Les objets du quotidien sont de plus en plus connectés, tels que les peluches, les réfrigérateurs, les systèmes de climatisation ou un simple photocopieur, ce sont autant d’entrées potentielles pour les hackeurs informatiques » explique-t-il. Rob Myers, Senior director maritime, market development de la société Inmarsat/ Partenaire SSI a présenté les différents services existants permettant d’envoyer des alertes pour secourir les bateaux en détresse ou des systèmes de protection et de détection des menaces.

 

 

 

Les drones, une nouvelle menace pour la vie privée

 

 

 

Un des gadgets les plus sollicités du moment représente lui aussi une menace : le drone. Il est léger, silencieux, peut prendre des images en haute résolution et zoomer sur des sujets situés à 200 m de distance. Le drone représente à la fois une menace pour la vie privée : il peut prendre des images du pont et parfois même de l’intérieur du yacht, mais aussi un frein pour la sureté : certains yachts possèdent des Helipads et un drone allant à 90km/h pourrait engendrer d’énorme dégâts s’il entrait en collision.

« Selon les statistiques 40% de la population a déjà piloté un drone, un chiffre qui ne va cesser d’augmenter car l’objet se démocratise » estime Joannes Pinl, CEO de Marss Group. Des systèmes de boucliers de sécurité qui brouillent les signaux permettent également de combattre l’approche des drones.

 

 

 

Comment mieux se protéger ?

 

 

 

Face à ses nombreuses menaces des solutions existent. José Patrick Boé expert en cybersécurité RMCI, Risk&Co Monaco a cité de nombreux exemples de types d’attaques comme le piratage des données GPS afin de détourner le cap d’un bateau sans que l’équipage ne s’en rende compte, l’infection de l’ordinateur de bord pour prendre la main sur le navire, ou encore utiliser des appareils de brouillage afin de limiter les appels de détresse. « L’importance majeure est de déterminer les mesures clés à appliquer afin de combattre les menaces et rendre le bateau moins vulnérable. Sécuriser les infrastructures, cloisonner les réseaux, installer des anti-virus et des pares-feux et des logiciels anti-espions ».

Pour faire confiance au numérique, il faut d’abord apporter la sécurité. Karim Methia, chief information security officer de Monaco Telecom a estimé que : « les cyber-attaques sont de plus en plus nombreuses, et que les impacts financiers peuvent être très importants tant pour se protéger que pour récupérer d’une attaque. Il ne faut pas sous-estimer la cyber sécurité et prévoir un budget qui lui soit alloué ».

L’avocat Henri R. Najar a souligné l’importance des sociétés de certifications comme ABS qui assure que le navire respecte la réglementation en termes de sécurité et minimise les risques.

L’importance de l’industrie pour l’économie monégasque a positionné la sécurité maritime et portuaire et la prévention comme des priorités. Près de 230 navires de croisières font escale en Principauté par an Isabelle Castelli, adjointe au chef de la police maritime de Monaco, a présenté différents moyens mis en place pour assurer la sureté et la sécurité des ports, tels que la prévention, le renforcement des moyens de détection des menaces sur mer, dans les airs et sur terre ainsi que les contrôles inopinés sur les navires à statut commercial afin de vérifier les outils de navigation, de télécommunication.

 

 

 

Le Yachting est-il toujours fun ?

 

 

 

Au designer Espen Oeino, vice-Président du « Cluster Yachting Monaco », de conclure cette journée en résumant l’augmentation de critères qui freinent le marché tels que l’évolution de la règlementation, les problèmes liés aux taxes, les charges supplémentaires pour le personnel naviguant et le développement de la cyber piraterie qui laissent à croire que l’industrie serait traversée par des heures sombres.

C’est sans compter sur les nouvelles tendances du secteur qui, selon Espen « représentent le futur du yachting à l’image des yachts d’expédition à vocation scientifique, qui allient l’aspect philanthropique et l’aspect aventure du Yachting. Ils permettent de rejoindre de nouvelles destinations encore inatteignables avec un yacht il y a quelques temps et d’explorer des terres inconnues ». La nouvelle génération d’armateurs : « les millenials » consomme de façon différente, elle souhaite donner plus de sens à son achat mais aussi plus de fun, elle est très friande de « jouets nautiques » ; ainsi de nouveaux gadgets marins apparaissent sur le marché chaque année : sous-marins, jetsurf, seabob, jetpacks, etc… tant sur l’eau, que sous l’eau ou dans les airs.

 

 

 

Pour conclure

 

 

« Les utilisateurs ne peuvent pas tout maitriser, nous savons que les menaces existent mais tant que les attaques ne nous concernent pas personnellement, la sécurité et ses outils sont envisagés comme une contrainte » résume Nicolas Bayeux. L’objectif pour la profession est désormais de vulgariser ses outils pour rendre leur usage plus convivial. Le yachting est un secteur fun qui doit suivre les nouvelles avancées technologiques tout en sachant se protéger, la formation des équipages et la sensibilisation des armateurs aux menaces 2.0 est donc un enjeu prioritaire.

 

 

 

 

Sous la Présidence de S.A.S Le Prince Albert II, cette 3e édition des Rendez-vous du Cluster « Yachting Monaco » a rassemblé au Yacht Club de Monaco, plus de 250 professionnels du secteur, venus échanger sur le thème de la cybersécurité.

 

Bernard d’Alessandri, secrétaire général du Y.C.M et également président du « Cluster Yachting Monaco » a rappelé l’importance de l’association qui « rassemble les professionnels afin de promouvoir l’escale Monaco et le concept Monaco Capitale du Yachting. Le yachting est une véritable industrie, certains bateaux comportent près de 60 membres d’équipage avec toute une palette de profil à bord : c’est la raison pour laquelle nous avons décidé de créer une formation spécialisée ici à Monaco pour former les jeunes aux métiers de la Grande Plaisance. »       

 

 

Etat des lieux

 

Edouard Mousny, vice-président du Cluster Yachting Monaco a ouvert cette journée d’échange en présentant quelques chiffres sur la santé économique du secteur : « Le Yachting représente 5% du chiffre d’affaire global du pays, c’est la 4e industrie de la Principauté, nous avons constaté une hausse des emplois atteignant 1500 salariés ». L’association représente le centre névralgique de l’industrie, c’est pourquoi elle a multiplié les initiatives telle que la création du master Luxe et Mangement à l’IUM (Université Internationale de Monaco) ou sa présence accrue aux événements clés du secteur : Dubaï et Singapour Yacht Show, le Global Superyacht forum d’Amsterdam…

 

 

 

Le défi du numérique

 

« Le Yachting, c’est associer le rêve à la réalité, or la réalité d’aujourd’hui c’est faire face aux défis des nouvelles technologies et à la transformation numérique » a déclaré Jean Castellini, ministre des finances et de l’économie. Le contre-amiral Dominique Riban, directeur de l’agence monégasque de sécurité numérique a comparé la navigation en mer et la navigation sur la toile, l’une comme l’autre comporte des dangers qu’il faut appréhender. Christian Tafani de l’université de Sophia Antipolis a soulevé le fait que le monde du yachting avait échappé pendant longtemps aux menaces numériques mais « aujourd’hui, l’informatique est omniprésente, les systèmes sont plus vulnérables y compris sur les bateaux : espionnage, vol d’information, piratageLes pirates des temps modernes peuvent accéder aux systèmes embarqués à l’aide d’appareils accessibles à tous sur Internet à moindre coût. Les objets du quotidien sont de plus en plus connectés, tels que les peluches, les réfrigérateurs, les systèmes de climatisation ou un simple photocopieur, ce sont autant d’entrées potentielles pour les hackeurs informatiques » explique-t-il. Rob Myers, Senior director maritime, market development de la société Inmarsat/ Partenaire SSI a présenté les différents services existants permettant d’envoyer des alertes pour secourir les bateaux en détresse ou des systèmes de protection et de détection des menaces.

 

 

 

Les drones, une nouvelle menace pour la vie privée

 

 

 

Un des gadgets les plus sollicités du moment représente lui aussi une menace : le drone. Il est léger, silencieux, peut prendre des images en haute résolution et zoomer sur des sujets situés à 200 m de distance. Le drone représente à la fois une menace pour la vie privée : il peut prendre des images du pont et parfois même de l’intérieur du yacht, mais aussi un frein pour la sureté : certains yachts possèdent des Helipads et un drone allant à 90km/h pourrait engendrer d’énorme dégâts s’il entrait en collision.

« Selon les statistiques 40% de la population a déjà piloté un drone, un chiffre qui ne va cesser d’augmenter car l’objet se démocratise » estime Joannes Pinl, CEO de Marss Group. Des systèmes de boucliers de sécurité qui brouillent les signaux permettent également de combattre l’approche des drones.

 

 

 

Comment mieux se protéger ?

 

 

 

Face à ses nombreuses menaces des solutions existent. José Patrick Boé expert en cybersécurité RMCI, Risk&Co Monaco a cité de nombreux exemples de types d’attaques comme le piratage des données GPS afin de détourner le cap d’un bateau sans que l’équipage ne s’en rende compte, l’infection de l’ordinateur de bord pour prendre la main sur le navire, ou encore utiliser des appareils de brouillage afin de limiter les appels de détresse. « L’importance majeure est de déterminer les mesures clés à appliquer afin de combattre les menaces et rendre le bateau moins vulnérable. Sécuriser les infrastructures, cloisonner les réseaux, installer des anti-virus et des pares-feux et des logiciels anti-espions ».

Pour faire confiance au numérique, il faut d’abord apporter la sécurité. Karim Methia, chief information security officer de Monaco Telecom a estimé que : « les cyber-attaques sont de plus en plus nombreuses, et que les impacts financiers peuvent être très importants tant pour se protéger que pour récupérer d’une attaque. Il ne faut pas sous-estimer la cyber sécurité et prévoir un budget qui lui soit alloué ».

L’avocat Henri R. Najar a souligné l’importance des sociétés de certifications comme ABS qui assure que le navire respecte la réglementation en termes de sécurité et minimise les risques.

L’importance de l’industrie pour l’économie monégasque a positionné la sécurité maritime et portuaire et la prévention comme des priorités. Près de 230 navires de croisières font escale en Principauté par an Isabelle Castelli, adjointe au chef de la police maritime de Monaco, a présenté différents moyens mis en place pour assurer la sureté et la sécurité des ports, tels que la prévention, le renforcement des moyens de détection des menaces sur mer, dans les airs et sur terre ainsi que les contrôles inopinés sur les navires à statut commercial afin de vérifier les outils de navigation, de télécommunication.

 

 

 

Le Yachting est-il toujours fun ?

 

 

 

Au designer Espen Oeino, vice-Président du « Cluster Yachting Monaco », de conclure cette journée en résumant l’augmentation de critères qui freinent le marché tels que l’évolution de la règlementation, les problèmes liés aux taxes, les charges supplémentaires pour le personnel naviguant et le développement de la cyber piraterie qui laissent à croire que l’industrie serait traversée par des heures sombres.

C’est sans compter sur les nouvelles tendances du secteur qui, selon Espen « représentent le futur du yachting à l’image des yachts d’expédition à vocation scientifique, qui allient l’aspect philanthropique et l’aspect aventure du Yachting. Ils permettent de rejoindre de nouvelles destinations encore inatteignables avec un yacht il y a quelques temps et d’explorer des terres inconnues ». La nouvelle génération d’armateurs : « les millenials » consomme de façon différente, elle souhaite donner plus de sens à son achat mais aussi plus de fun, elle est très friande de « jouets nautiques » ; ainsi de nouveaux gadgets marins apparaissent sur le marché chaque année : sous-marins, jetsurf, seabob, jetpacks, etc… tant sur l’eau, que sous l’eau ou dans les airs.

 

 

 

Pour conclure

 

 

« Les utilisateurs ne peuvent pas tout maitriser, nous savons que les menaces existent mais tant que les attaques ne nous concernent pas personnellement, la sécurité et ses outils sont envisagés comme une contrainte » résume Nicolas Bayeux. L’objectif pour la profession est désormais de vulgariser ses outils pour rendre leur usage plus convivial. Le yachting est un secteur fun qui doit suivre les nouvelles avancées technologiques tout en sachant se protéger, la formation des équipages et la sensibilisation des armateurs aux menaces 2.0 est donc un enjeu prioritaire.