Dans le cadre de la Monaco Ocean Week, qui se déroule à Monaco du 30 mars au 4 avril, le Y.C.M. accueillait ce jeudi 30 mars, une soixantaine de convives pour son symposium environnemental La Belle Classe Superyachts‎, organisé sous la forme d’un dîner débat sur le thème de « l’Océan : grandeurs et servitudes ».

 

 

Nombre d’acteurs majeurs de la grande famille de la mer étaient présents autour du Secrétaire Général du Y.C.M. Bernard d’Alessandri et de S.E.M. Bernard Fautrier, Vice-Président de la Fondation Prince Albert II.

 

Durant près de trois heures, des spécialistes du milieu marin – et notamment des professionnels de la Grande plaisance – ont répondu sans détours aux nombreuses questions d’une assistance unanimement concernée par l’avenir de nos océans et de fait, par l’avenir même de l’homme. Tour à tour, des sujets aussi variés que l’emballement de la machine climatique, l’acidification des océans, les nouvelles propulsions, moins polluantes, ou encore la pêche responsable, furent abordés dans un échange extrêmement riche d’enseignements.

 

Il a également été question de l’évolution écologique des mouillages et ancrages, trop souvent responsables de la destruction d’herbiers de posidonie. Développées par une entreprise monégasque, ces bouées d’un nouveau genre destinées aux grands yachts, pourrait représenter une manne économique incontournable dans le futur. « Il est donc indispensable de soutenir ces projets » estime Laurent Certaldi, Directeur de Catalano Shipping et membre du Cluster « Yachting Monaco », à l’initiative de ce concept.

Armateurs, architectes navals, chercheurs et scientifiques, gérants d’associations éco-responsables ont ainsi défini une attitude morale et nécessaire pour éviter une accélération du dérèglement climatique qui, à terme, conduirait à une catastrophe écologique majeure et d’ordre mondial. Ainsi avons-nous découvert les efforts accomplis par les amateurs. Ils furent illustrés par l’intervention de M. François Fiat, ambassadeur de La Belle Classe Superyacht et propriétaire du M/Y Yersin, qui concrétisait et rehaussait plus encore le propos.

 

 

Ce sont les architectes navals et en particulier le designer Espen Oeino, vice-président du Cluster « Yachting Monaco », qui, dans une allocution très détaillée, présenta les innovations technologiques en matière de propulsion. Un domaine dans lequel on se tourne de plus en plus vers les énergies propres en complément des propulsions traditionnellement alimentées par l’énergie fossile. Chacun reconnaissant que le vent et le soleil sont et seront à l’avenir, des compléments indispensables pour une approche responsable des mers et des océans. Pour exemple, le projet du M/Y Black Pearl (106 mètres) a très prochainement pour objectif, une traversée de l’Atlantique avec seulement 20 litres de carburant. De son côté M. Fiat soulignait que le M/Y Yersin était proche d’une émission zéro en particules fines. D’autres innovations comme les doubles coques réfrigérantes qui servent à la climatisation du bord, ou encore le ballastage à l’eau recyclée ont retenu toute l’attention et l’approbation d’une assistance extrêmement attentive.

 

Les chercheurs du CNRS, les scientifiques de la Fondation Prince Albert II, les gestionnaires d’aires marines protégées ont apprécié ces données techniques qui les confortent dans leurs convictions. Il faut travailler encore pour diminuer l’acidification des océans et pour enrayer le réchauffement climatique, ce qui est de la responsabilité de chacun.

Selon l’expression du Docteur Jean-Pierre Gattuso du laboratoire scientifique de Villefranche « l’Océan est le thermostat de notre planète et un dérèglement trop grand aurait à terme des conséquences dramatiques pour l’espèce humaine ».  Une reconnaissance appuyée fut d’ailleurs adressée à Monaco et à S.A.S, le Prince Albert II pour le combat mené depuis de longues années et qui se concrétise aujourd’hui en Principauté à travers l’interdiction de la commercialisation du thon rouge ou encore par l’interdiction des sacs plastiques dont le rejet en mer est l’une des principales sources de pollution et d’empoisonnement de la faune marine. Un phénomène d’une ampleur telle que l’on parle aujourd’hui du « sixième continent » pour évoquer les concentrations de microparticules dans certaines zones océaniques de la planète.

 

Enfin, et pour accompagner le prestigieux dîner, préparé à partir de produit de la mer par le chef Christian Plumail, l’ensemble des participants a découvert l’identité responsable de « Mr. Goodfish ». Cette association internationale très active à Monaco crée un lien entre tous les acteurs de la pêche et de la mer à la table. Une chaîne solidaire qui relie pêcheurs, grossistes, distributeurs, restaurateurs et consommateurs, avec un slogan accessible à tous « Bien pêcher aujourd’hui pour avoir du poisson demain ».

 

A l’issue de cette soirée d’une exceptionnelle densité, une note d’optimisme demeure. Elle fut résumée par le Secrétaire Général du Y.C.M. Bernard d’Alessandri ‎ : « rien n’est irréversible mais tout doit être fait maintenant pour que cela ne le devienne pas ».

 

Dans le cadre de la Monaco Ocean Week, qui se déroule à Monaco du 30 mars au 4 avril, le Y.C.M. accueillait ce jeudi 30 mars, une soixantaine de convives pour son symposium environnemental La Belle Classe Superyachts‎, organisé sous la forme d’un dîner débat sur le thème de « l’Océan : grandeurs et servitudes ».

 

 

Nombre d’acteurs majeurs de la grande famille de la mer étaient présents autour du Secrétaire Général du Y.C.M. Bernard d’Alessandri et de S.E.M. Bernard Fautrier, Vice-Président de la Fondation Prince Albert II.

 

Durant près de trois heures, des spécialistes du milieu marin – et notamment des professionnels de la Grande plaisance – ont répondu sans détours aux nombreuses questions d’une assistance unanimement concernée par l’avenir de nos océans et de fait, par l’avenir même de l’homme. Tour à tour, des sujets aussi variés que l’emballement de la machine climatique, l’acidification des océans, les nouvelles propulsions, moins polluantes, ou encore la pêche responsable, furent abordés dans un échange extrêmement riche d’enseignements.

 

Il a également été question de l’évolution écologique des mouillages et ancrages, trop souvent responsables de la destruction d’herbiers de posidonie. Développées par une entreprise monégasque, ces bouées d’un nouveau genre destinées aux grands yachts, pourrait représenter une manne économique incontournable dans le futur. « Il est donc indispensable de soutenir ces projets » estime Laurent Certaldi, Directeur de Catalano Shipping et membre du Cluster « Yachting Monaco », à l’initiative de ce concept.

Armateurs, architectes navals, chercheurs et scientifiques, gérants d’associations éco-responsables ont ainsi défini une attitude morale et nécessaire pour éviter une accélération du dérèglement climatique qui, à terme, conduirait à une catastrophe écologique majeure et d’ordre mondial. Ainsi avons-nous découvert les efforts accomplis par les amateurs. Ils furent illustrés par l’intervention de M. François Fiat, ambassadeur de La Belle Classe Superyacht et propriétaire du M/Y Yersin, qui concrétisait et rehaussait plus encore le propos.

 

 

Ce sont les architectes navals et en particulier le designer Espen Oeino, vice-président du Cluster « Yachting Monaco », qui, dans une allocution très détaillée, présenta les innovations technologiques en matière de propulsion. Un domaine dans lequel on se tourne de plus en plus vers les énergies propres en complément des propulsions traditionnellement alimentées par l’énergie fossile. Chacun reconnaissant que le vent et le soleil sont et seront à l’avenir, des compléments indispensables pour une approche responsable des mers et des océans. Pour exemple, le projet du M/Y Black Pearl (106 mètres) a très prochainement pour objectif, une traversée de l’Atlantique avec seulement 20 litres de carburant. De son côté M. Fiat soulignait que le M/Y Yersin était proche d’une émission zéro en particules fines. D’autres innovations comme les doubles coques réfrigérantes qui servent à la climatisation du bord, ou encore le ballastage à l’eau recyclée ont retenu toute l’attention et l’approbation d’une assistance extrêmement attentive.

 

Les chercheurs du CNRS, les scientifiques de la Fondation Prince Albert II, les gestionnaires d’aires marines protégées ont apprécié ces données techniques qui les confortent dans leurs convictions. Il faut travailler encore pour diminuer l’acidification des océans et pour enrayer le réchauffement climatique, ce qui est de la responsabilité de chacun.

Selon l’expression du Docteur Jean-Pierre Gattuso du laboratoire scientifique de Villefranche « l’Océan est le thermostat de notre planète et un dérèglement trop grand aurait à terme des conséquences dramatiques pour l’espèce humaine ».  Une reconnaissance appuyée fut d’ailleurs adressée à Monaco et à S.A.S, le Prince Albert II pour le combat mené depuis de longues années et qui se concrétise aujourd’hui en Principauté à travers l’interdiction de la commercialisation du thon rouge ou encore par l’interdiction des sacs plastiques dont le rejet en mer est l’une des principales sources de pollution et d’empoisonnement de la faune marine. Un phénomène d’une ampleur telle que l’on parle aujourd’hui du « sixième continent » pour évoquer les concentrations de microparticules dans certaines zones océaniques de la planète.

 

Enfin, et pour accompagner le prestigieux dîner, préparé à partir de produit de la mer par le chef Christian Plumail, l’ensemble des participants a découvert l’identité responsable de « Mr. Goodfish ». Cette association internationale très active à Monaco crée un lien entre tous les acteurs de la pêche et de la mer à la table. Une chaîne solidaire qui relie pêcheurs, grossistes, distributeurs, restaurateurs et consommateurs, avec un slogan accessible à tous « Bien pêcher aujourd’hui pour avoir du poisson demain ».

 

A l’issue de cette soirée d’une exceptionnelle densité, une note d’optimisme demeure. Elle fut résumée par le Secrétaire Général du Y.C.M. Bernard d’Alessandri ‎ : « rien n’est irréversible mais tout doit être fait maintenant pour que cela ne le devienne pas ».